7 octobre 2008

Retour sur expérience

En réalisant ce blog, je m'oblige à revenir sur cette expérience, et je m'aperçois que nos premières actions étaient assez peu ciblées "écologie" finalement : placo, peintures et lasures classiques, rails métalliques pour les cloisons, etc... L'argument écologique a cependant compté pour les éléments suivants :
  • Laine de chanvre dans les cloisons entre les différentes pièces des combles,
  • Utilisation de Fermacell dans la salle de bain,
  • Utilisation de lambris brut,
  • Fenêtre en châtaignier du pays au 1er (pas en bois exotique, donc),
Pour l'isolation des combles, nous avons choisi l'isolant mince après beaucoup d'hésitations, car nous ne voulions pas de laine de verre et les matériaux écologiques étaient vraiment trop cher. De plus, c'était facile à poser et non irritant, et ça nous permettait de plaquer ensuite entre les fermettes, gagnant ainsi pas mal d'espace.... Ce choix est très discutable, notamment au niveau bilan énergétique (fabrication et recyclage de l'alu), je ne pense pas que nous le referions aujourd'hui (voir le message "Isolation de la toiture").

Par la suite, nous nous sommes de plus en plus sensibilisés au sujet... Voici un résumé des choix écologiques que nous avons faits, qui seront détaillés plus tard :
  • Fenêtres en chêne de France (double vitrage argon) partout où nous avons pu,
  • De manière générale, nous avons essayé de ne jamais utiliser de bois exotique (seules les baies vitrées du bas sont en bois exotique, car là, c'était vraiment hors de prix sinon),
  • Installation d'un chauffe-eau solaire à thermosiphon,
  • Installation d'une cuve de récupération d'eau enterrée de 4000 litres,
  • Installation d'une VMC double-flux,
  • Réalisation d'un poêle de masse,
  • Sur tout le rez-de-chaussée (salon-cuisine) : enduits chaux et chaux-chanvre, badigeons, utilisations de peintures naturelles uniquement, teintes obtenues par pigments naturels,
  • Sol en plancher OSB dans le salon, ponçage et huilage des planchers existants partout ailleurs,
  • Tous les meubles sauf la table à manger sont d'occasion (récupération chez de la famille ou des amis, brocantes, dépôts-vente, ...),
  • liste non exhaustive ! ;-)

6 mars 2008

Sol des combles : ponçage et huilage du plancher existant

Nous avons poncé le plancher des combles :
Une fois les cloisons des pièces posées, nous avons huilé le sol :
  • Salle de bain : huile pour terrasse couleur teck (avec de petits grains dedans pour empêcher de glisser) Gamm Vert. Nous avons rempli les joints (assez importants) entre les planches, de silicone noir.
  • Chambre : nous avons d'abord appliqué un fond dur Biofa blanc, qui a donné un aspect "cérusé" au plancher qui ne me plaisait pas du tout. Nous avons alors passé une huile Leroy Merlin un peu jaune pour rattraper un peu l'aspect, au lieu de l'huile dure Biofa incolore prévue.
SI C'ÉTAIT À REFAIRE : nous n'utiliserions que des huiles "bio" (Biofa ou Kreidezeit), sachant toutefois que les huiles même ordinaires sont toujours moins nocives que les vitrificateurs...
  • salle de bain : utilisation d'une huile dure bio avec des pigments pour obtenir la couleur un peu rouge. Pour le silicone noir, repasser une deuxième "couche" car les joints se rétractent au séchage, ou bien faire de gros joints avant ponçage (impossible dans notre cas, car on a poncé avant de délimiter les pièces).

  • chambre : utilisation d'un fond dur incolore bio et d'une huile dure bio.

13 septembre 2007

Pose de fenêtres de toit

Au départ, nous voulions faire remplacer les six anciennes "tabatières" (vieilles lucarnes en zinc) par des Vélux, mais les contacts avec les artisans du coin ont été très négatifs (rechignent à nous poser les tailles désirées, ne viennent pas au rendez-vous, ne rappellent jamais...). Au vu des prix annoncés (~3000€ pour 6 Velux), nous avons finalement décidé de poser nous-même 6 fenêtres de toit Leroy Merlin (fabricant Fakro - double vitrage isolant), qui nous ont coûté 1000€. Cela nous a pris environ 5 week-ends en tout (en prenant notre temps).
Nous avons effectué ce chantier en parallèle de l'isolation du toit. Nous avons tout d'abord découpé la charpente :
Puis nous avons réalisé les chevêtres sur lesquels reposent les fenêtres de toit et fixé le cadre (sans la fenêtre pivotante) :
Petit orage pendant la pose....
Puis il faut refermer le trou du toit en découpant et remettant des ardoises :
Il s'agit ensuite de réaliser l'isolation autour du vélux et de poser le placo :
Vue finale de l'ensemble côté jardin (trois autre vélux côté rue) :
Finition Placo :
Finition lambris (sur le palier, nous avons plaqué par-dessus les fermettes) :
SI C'ÉTAIT À REFAIRE : on le referait de la même manière car le résultat est impeccable (aucune fuite, pas de problèmes malgré les multiples tempêtes essuyées depuis).

27 juillet 2007

Précision sur le caractère "écologique" de cette rénovation

Je tiens d'abord à préciser qu'au départ de cette aventure qu'a été la rénovation de notre maison, nous avions vaguement envie de faire quelque chose d'écologique, mais nous n'étions pas vraiment au courant des techniques et matériaux. Ni des embûches que nous allions rencontrer ! Pour chaque poste, il a fallu prendre le temps d'étudier, rechercher (merci internet !), comparer les prix, et surtout réfléchir !
Ainsi, certains choix que nous avons fait au départ, nous ne les referions pas maintenant que notre esprit est tout à fait affûté sur la question écologique, et également maintenant que nous savons le temps que prend chaque chantier....
Il en va par exemple ainsi de l'isolation des combles que nous avons réalisée en isolant mince ; certes l'isolant mince ne provoque pas de problèmes d'irritations, mais sa fabrication est très énergivore (aluminium). Par ailleurs, le fait d'avoir décidé de plaquer entre les poutres nous a permis certes de donner un bel effet dans deux chambres, mais cela nous a coûté beaucoup de temps et d'énergie (découpes multiples, plus de joints entre les plaques...), et nous a parfois découragé...
Nous savons aujourd'hui qu'il est essentiel de ne pas être trop ambitieux sur certains points, afin de ne pas se décourager au fil du temps... Un tel chantier se vit sur le long terme !

Isolation de la toiture

Les combles de la maison n'étaient pas du tout isolés de l'extérieur (ardoises directement) :

Nous avons choisi pour notre rénovation, de pas utiliser de laines minérales (laines de verre et de roche), principalement pour des problèmes liés à la pose (irritations de la peau et des voies respiratoires). De plus, nous voulions utiliser au mieux l'espace, nous nous sommes donc tournés vers l'isolant mince qui nous permettait ensuite de plaquer entre les poutres.

L'isolant mince n'est au départ pas difficile à poser (agrafage sur les fermettes), mais il faut ensuite poser des tasseaux de bois le long des fermettes, à la fois pour assurer l'étanchéité de l'isolation, et pour poser le placo par dessus ensuite. Ce travail peut s'avérer fastidieux.

SI C'ÉTAIT À REFAIRE : nous n'isolerions probablement pas en isolant mince, à la fois pour l'aspect écologique (production de l'aluminium, déchets) et pour l'aspect insonorisation car il faut bien avouer que si ça isole plutôt bien du froid l'hiver et du chaud l'été, on entend pas mal le bruit extérieur (chambre juste sous les combles). Toutefois, c'est agréable le matin avec les petits oiseaux... ;-)
Cette solution nous a permis de plaquer entre les poutres : nous ne referions probablement pas ce choix, car le temps de pose a été grandement multiplié (beaucoup plus de découpes et de joints entre plaques), même si le résultat final est joli, et offre beaucoup plus de volume intérieur.

Au départ : septembre 2004